Défense contre MENACE au BÂTON à LONGUE DISTANCE [Self défense]

Défense contre MENACE au BÂTON à LONGUE DISTANCE [Self défense]

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Si l’on devait résumer en quoi consistent les armes blanches, on pourrait les lister selon 3 classifications principales : Tranchantes (couteaux, sabres, haches,…), perforantes (flèches, lances, pieux,…) et contondantes (bâtons, marteaux, batte,…).

Dans la rue l’attirail de base d’un agresseur se limite souvent aux couteaux, car ce sont des armes très efficaces et faciles à dissimuler, idéal pour arpenter les rues sans trop attirer l’attention.

Le grand avantage des couteaux est leur faculté à trancher ET perforer, ce qui peut causer des dégâts mortels même entre les mains d’un novice. L’inconvénient est leur faible rayon d’action, la localisation réduite des dégâts et le fait que la victime qui se fait trancher reste toujours « apte » à se mouvoir pendant un certain temps, tant qu’elle n’a pas perdu suffisamment de sang.

C’est pour cela que certains agresseurs préfèrent manier des armes contondantes comme des barres de fer, des matraques ou encore des battes de base-ball.

Plus voyantes, ces armes restent néanmoins assez maniables et permettent d’occasionner de très gros dégâts, en profondeur et sur une plus grande zone en raison de l’onde de choc générée par la percussion.
L’épaisseur des vêtements de la victime n’a aucun impact contre une arme contondante, là où la pénétration d’une lame peut être plus ou moins entravée par un vêtement épais.

Vu que ce type d’arme ne peut être transporté sans attirer l’attention, elle est généralement employée pour la défense d’une zone (où elle aura préalablement été cachée), ou pour des bagarres entre gangs.

Cela dit, n’importe qui peut se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment ; également, il est facile d’improviser un bâton à partir d’un objet de la vie quotidienne, et la possibilité de tomber sur un agresseur armé de la sorte n’est pas à écarter. C’est pour cette raison que les cours de Krav Maga intègrent dès la ceinture jaune les défenses contre bâtons, en l’occurrence sur menace à longue distance afin de commencer « en douceur ».

Vous l’aurez compris, un bâton (même improvisé) est une arme dévastatrice à ne surtout pas sous-estimer. Voici quelque pistes pour s’en défendre !

Analyser la menace

Le danger inhérent dans toutes les agressions, ce n’est pas l’arme mais la personne qui tient l’arme.

Si la fuite n’est pas une option, prêtez une attention extrême à votre agresseur et maintenez une distance la plus grande possible entre vous, dans les limites du faisable, tout en restant à l’affût des opportunités de fuite.

Dans le cas qui nous occupe, nous sommes confronté à une menace au bâton à longue distance.

Le fait pour l’agresseur de se tenir à longue distance (c’est-à-dire à au moins le double de son champs d’action) est un avantage car cela nous permet d’avoir le temps de voir venir le coup et d’anticiper le mouvement de l’agresseur en préparant mentalement une riposte.

Bien entendu cette configuration évolue très vite. Un agresseur armé d’un bâton va vouloir se rapprocher de vous pour vous frapper, en armant son coup de façon plus ou moins téléphonée.

À l’entraînement, et dans le cadre d’une ceinture jaune, le partenaire d’entraînement MARCHE vers le défenseur. Cela laisse très largement le temps aux élèves d’assimiler les distances de combat, appréhender les bons timings et effectuer les gestes avec précision. Plus le niveau du pratiquant augmente, plus la vitesse de l’exercice doit s’adapter pour, in fine, correspondre au plus près à une véritable agression (à laquelle, en plus de la vitesse, s’ajoute le stress).

La phase de riposte

L’agresseur étant appelé à combler la distance qui vous sépare, tout l’enjeu de la riposte sera de ne pas réagir trop tôt (auquel cas l’agresseur réajustera sa trajectoire pour vous atteindre malgré tout), ni trop tard (même en garde, il est peu probable d’arriver à encaisser un coup de bâton et de rester apte au combat après cela, même si cela limitera naturellement la casse).

Pour cela, pas de gestes brusques. Maintenez un profil de victime afin de ne pas trop alerter l’assaillant, et préparez-vous à la riposte en adoptant d’ores-et-déjà une posture stable qui vous permettra de réagir rapidement le moment venu.

La contre-attaque en elle-même n’est pas bien compliquée à détailler, puisqu’il s’agit d’une esquive de côté (d’un seul grand pas), garde levée, avec coup de pied génital dans le même temps. Pour autant, il y a au moins deux erreurs à éviter dans une telle manœuvre, ce qui nécessite de travailler au ralenti.

riposte sur une menace au bâton par un coup de pied au niveau des parties génitales
Bien armer le coup pour des dégâts maximum

Sur l’esquive, en plus de la nécessité de l’effectuer au dernier moment (au moment où l’agresseur peut vous atteindre avec son arme), il est bien entendu préférable d’éviter le côté fermé (c’est-à-dire du côté du bras armé). Cela peut paraître logique pour les vétérans, mais il est bon de toujours rappeler les bases, d’autant que le stress peut vite faire oublier les fondamentaux. C’est pourquoi il est si important de répéter inlassablement les bons gestes, afin de les ancrer profondément dans le cerveau.

La seconde grande erreur à ne jamais commettre peu importe l’agression concerne « l’après ». Il ne faut JAMAIS baisser sa garde, d’autant plus lorsque l’on a affaire à un agresseur armé d’un bâton qui peut se retourner sous le coup de la douleur et de la rage et vous placer un revers à pleine puissance à la tête ! D’où l’intérêt, en premier lieu, de bien le sécher à la faveur d’un coup de pied…

Le coup de pied au génital est l’objectif idéal à atteindre. Il s’effectue à pleine puissance en armant bien le genou avant de frapper, afin d’éviter de simplement « frotter » contre le tibia (ce qui arrive en général aux néophytes qui lèvent un peu trop paresseusement les jambes !).

Bien entendu rien n’est garanti en combat de rue, et il est possible qu’au moment de l’esquive, la jambe avant de l’agresseur ferme l’accès aux parties, ce qui court-circuitera d’emblée votre défense. Peu importe, percutez l’agresseur où vous le pouvez (à la rotule par exemple, voire à l’abdomen si vous êtes souple) mais ne prenez pas la fuite en laissant un attaquant frais, apte à vous poursuivre, d’autant qu’une nouvelle chance ne se représentera plus de surprendre votre agresseur (qui saura désormais à qui il a affaire).

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