Comment faire une MORSURE DE MAIN en SELF DÉFENSE

Comment faire une MORSURE DE MAIN en SELF DÉFENSE

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La bise de cheval (ou encore « morsure de main », terme plus évocateur que nous employons dans la méthode Karaté de Rue) est une technique relativement connue des praticiens.

Il s’agit, comme son nom ne l’indique pas, d’un pincement au niveau de la cuisse, appliqué à l’aide des doigts.

Très utile pour provoquer une ouverture permettant de se dégager d’une saisie, la technique provoque une très vive douleur ainsi qu’un mouvement de recul. Idéal pour un dégagement rapide !

Comme toutes les techniques que nous enseignons, cette « morsure de main » s’applique mieux dans certaines situations (« la bonne technique au bon moment », comme nous aimons le rappeler), notamment lors d’une saisie bras pris où la victime a peu de marge de manœuvre.

Comment faire une morsure de main efficace, c’est ce que nous allons détailler dans cet article !

Le cadre de l’agression

Appliquons-nous, une foi n’est pas coutume, à détailler les éléments constitutifs d’une agression type.

En l’occurrence, l’agression sélectionnée dans le cadre de la démonstration est un ceinturage, avec les deux bras de la victime pris en étau. Assez peu réaliste nous en conviendrons, mais c’est un bon exercice pour illustrer l’utilisation idéale d’un bisou de cheval.

C’est un cas de figure très inconfortable, car la victime n’a qu’une liberté de mouvement très réduite.

Oubliez les coups de poings et coup de pieds dans cette situation, voire même les coups de genou si le ceinturage est effectué en-dessous du coude (la victime est alors un véritable saucisson humain !).

Imaginez-vous les bras le long du corps, sans possibilité de bouger ces derniers… Que feriez-vous pour vous sortir de cette situation ?

L’idéal serait bien entendu de se dégager d’un coup de genou dans les parties génitales, mais selon le type de ceinturage, vous n’aurez peut-être pas la possibilité de vous aménager l’espace suffisant pour placer ledit coup de genou !

Dans une telle situation, l’arme à privilégier serait sans doute la tête, via un coup de tête bien placé, ou une morsure (de dent, cette fois !).

Une autre solution pourrait également être notre fameuse bise de cheval.

La bise de cheval (morsure de main) : Les clés pour un maximum de douleur

Le bisou de cheval s’effectue à pleine main. Le but est de saisir le muscle du côté intérieur de la cuisse puis de serrer fort avec les doigts repliés vers l’intérieur, vers la paume.

C’est pourquoi nous préférons employer le terme de « morsure » de main, plus parlant.

Le but de la manœuvre n’est pas juste d’empoigner le muscle, ce qui provoque une douleur à peu près tolérable. Il s’agit de pincer ce dernier sur une petite surface très ciblée.

Pour ce faire, il faut bien se représenter la « morsure » : Tous les doigts sont contractés vers l’intérieur et pointent vers un seul point. Ainsi, votre force sera dirigée vers ce point et provoquera un maximum de dégât sur cette zone.

doigts repliés vers l'intérieur de la main pour représenter le point de convergence de la pression exercée sur la cuisse lors d'une bise de cheval
Repliés vers l’intérieur, les doigts pointent vers un seul point

L’idée n’est pas juste de pincer. Il faut vraiment agripper le muscle et le presser comme un agrume !

Avant la préhension, il faut donc correctement attraper le muscle, dans un premier temps avec la main à plat puis en serrant les doigts vers l’intérieur de la cuisse. Ainsi, vous augmenterez considérablement votre surface de contact et pourrez correctement agripper la cuisse, à pleine main, ce qui est nécessaire si l’agresseur porte un pantalon épais et moulant, comme un jean.

En serrant vos doigts vers un point ciblé, vous pourrez alors créer une douleur sur une zone réduite et non pas sur toute la surface de la cuisse, ce qui est moins efficace.

Pour maximiser l’efficacité de la technique, une bonne astuce est d’effectuer également une rotation de la main en même temps que la morsure !

exécution d'un bisou de cheval sur l'intérieur d'une cuisse

Bien entendu, ce qui peut être fait à la cuisse peut-être fait aux testicules… À bon entendeur !

Si correctement effectuée, l’agresseur a normalement une réaction de recul de la jambe meurtrie, ce qui ouvre un espace que vous pouvez mettre à profit pour placer une percussion que vous n’auriez pas pu effectuer précédemment, comme un coup de genou.

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