L’importance de l’ESQUIVE en SELF DEFENSE

L’importance de l’ESQUIVE en SELF DEFENSE

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Une technique de self-défense efficace passe par 3 phase : Une esquive, un blocage et une frappe. Le tout, effectué en simultanée.

Nous avons parlé en longueur des blocages et des frappes, qui pourraient sembler être les composants essentiels d’une technique. Erreur ! C’est bel et bien l’esquive qui est à la base de tout.

Dans cet article, vous comprendrez comment et pourquoi réaliser une esquive (cette action devant passer avant toute autre considération).

Bien esquiver

En prenant l’exemple d’une attaque au couteau de haut en bas, une riposte possible pourrait être :

  1. Esquiver sur le côté ouvert (c’est-à-dire que si l’attaque vient du côté droit, il faudra sortir du côté gauche)
  2. Faire un blocage sur le bras armé
  3. Effectuer une frappe à la gorge

Cet exemple servira de fil rouge pour illustrer les propos.

Esquiver une attaque, cela ne devrait normalement pas nécessiter de longues explications. Le mot « esquive » parle de lui-même ! Cela consiste à se déplacer selon un certains angle afin de ne pas recevoir un coup.
Nous en parlions dans un précédent article lorsque nous évoquions la nécessité de ne pas rester dans la ligne centrale d’un agresseur.

Bien esquiver une attaque nécessite un peu plus que de la théorie, cela dit.

Il s’agira en premier lieu de ne pas esquiver du mauvais côté. Esquiver du côté de l’attaque est plus délicat car l’adversaire peut, éventuellement, corriger légèrement la trajectoire de la frappe et vous intercepter dans votre esquive. Si vous esquivez du côté ouvert, cette correction sera un peu moins évidente (mais pas impossible, attention !). En contrepartie, vous esquivez du côté du poing libre…
Ce qui peut être dangereux, même si en toute logique il vaut mieux esquiver un coup de couteau et se prendre un coup de poing, que l’inverse.
De plus, esquiver du mauvais côté ne vous met pas dans la meilleure posture pour bloquer le coup (le blocage étant une protection supplémentaire pour vous sortir de l’attaque).

C’est bien entendu pour ces raisons là que l’on doit intégrer une percussion dans toute riposte, afin de neutraliser au maximum le potentiel de nuisance de l’agresseur qui, s’étant pris un coup, sera moins frais (et donc en mesure de vous mitrailler de coups).

Une deuxième composante d’une esquive réussie, c’est d’essayer tant que faire se peut d’esquiver au dernier moment, et le plus près possible de l’adversaire. C’est, en réalité, la véritable difficulté de l’exercice, car cela nécessite un bon timing et donc un bon coup d’œil (ce qui ne s’acquiert que par la pratique !).

Cela permet de court-circuiter au maximum les réactions de l’agresseur, qui aura une marge de manœuvre drastiquement réduite à si courte distance, mais surtout d’être vous-même à distance pour causer des dégâts (à la faveur d’un coup de tête dans l’élan, par exemple).

victime esquivant un coup de couteau d'un agresseur, avec blocage et percussion à la tête
Esquiver, bloquer, percuter : La recette d’une technique efficace

La meilleure défense, c’est l’esquive !

Maintenant que nous avons expliqué comment esquiver, encore faut-il comprendre pourquoi !

Dans une défense, nous décrivons un ensemble de mouvements optimisés pour faire face à telle ou telle situation. Ces mouvements forment la technique. Ce n’est pourtant pas la technique qui vous assurera la survie, mais bien l’esquive !

L’esquive est donc la réelle défense. Il vaut mieux, en toute logique, esquiver tous les coups d’un adversaire que de bloquer tous les coups, car un blocage suppose un impact qui va occasionner des dommages. De plus, selon votre gabarit et celui de l’agresseur, les chances sont élevées qu’une attaque donnée à pleine puissance traverse votre tentative de blocage. Une esquive ne laisse passer aucun dégâts, puisque toutes les attaques vont se perdre dans le vide.

Bien entendu il s’agit là d’une situation fictive, donnée à titre d’illustration ; il n’est pas possible d’esquiver tous les coups d’un adversaire en continu, et il faudra donc riposter à un moment donné afin de neutraliser l’agresseur.

Cela dit, vous aurez bien compris avec cette image que c’est l’esquive qui garantie la survie. Le blocage n’intervient qu’en renfort, pour mettre toutes les chances de votre côté.

Enfin, la percussion a pour but de stopper les attaques à venir, en occasionnant suffisamment de dégâts pour, si ce n’est mettre KO l’adversaire, à tout le moins l’incapaciter un temps (ce qui vous permettra d’aménager votre fuite).

Nous ne parlons donc pas systématiquement de l’esquive lorsque nous décrivons une technique (blocage + contre-attaque), non pas parce que cette dernière est anecdotique mais plutôt car, bien au contraire, l’esquive est vitale et fondamentale dans le travail de la self-défense.

Il est donc crucial de bien s’entraîner aux déplacements, et de travailler votre coup d’œil !

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