Pourquoi faut-il éviter la LIGNE CENTRALE en SELF DÉFENSE

Pourquoi faut-il éviter la LIGNE CENTRALE en SELF DÉFENSE

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Dans le cadre d’un affrontement, force est de constater que la majorité des combats se déroulent de façon linéaire, les deux opposants se faisant mutuellement face jusqu’à ce que l’un des deux prenne l’ascendant.

Cela répond à une logique fondamentale, qui est de ne pas perdre de vue son adversaire du regard.

En self-défense, s’enfermer dans ce schéma linéaire est désavantageux. Explications.

Pourquoi éviter la ligne centrale de son adversaire pendant un combat

Il est très important de comprendre que rester dans la ligne centrale de son adversaire, c’est s’exposer. Par rester dans la ligne centrale, comprenez le fait de faire face à l’adversaire.

En restant dans l’angle de vue de l’agresseur, ce dernier est dans son élément car ses cibles sont visibles et il peut voir venir les coups (si ces derniers ne sont pas assez rapides ou trop téléphonés).

Profitant de son ascendant psychologique, l’agresseur n’a alors qu’à maintenir la pression en avançant frontalement, tout en vous mitraillant de coups. Vous êtes alors condamné à subir jusqu’à la riposte.

L’inconvénient majeur est que, plus vous subissez, plus vous la situation devient périlleuse.

De plus, prendre la fuite dans de telles conditions est délicat tant que l’adversaire est en mesure d’avancer sur vous, même si la sortie est derrière vous.

Dans une telle configuration, et partant du principe que vous êtes dans un lieu ouvert, la solution ne peut résider que dans la gestion de l’espace.

agresseur au couteau avançant sur une victime qui subit l'agression
Rester dans l’axe central de l’agresseur est le meilleur moyen de se faire pêcher, à terme !

La gestion de l’espace dans un combat : Votre meilleure défense

Savoir gérer son environnement est primordial, en self-défense plus encore qu’en combat sportif (où la notion de distance et de déplacements est pourtant fondamentale).

Savoir gérer un environnement ouvert implique cependant une certaine maîtrise, car il est beaucoup plus difficile d’être conscient de ce qui vous entoure sous stress intense. Cette conscience de l’environnement, qui nous échappe sous stress (le cerveau se focalisant sur la source de danger immédiate) est particulièrement problématique quand on sait que le moindre rebord de trottoir peut devenir un obstacle majeur.

Gérer son environnement est une chose, gérer l’espace en est une autre.
Dans un combat, gérer son espace implique, en toute logique, une mise en corrélation par rapport à l’emplacement de l’adversaire. Connaître les distances de frappe nécessite un coup d’œil qui ne s’acquiert qu’avec la pratique.

La gestion des distances (et donc de l’espace) n’est accessible que par la maîtrise des déplacements.

Nous abordions plus haut le danger de rester dans la ligne centrale d’un adversaire. La capacité à sortir de cette ligne implique la conscience de ces notions de distances et la maîtrise des déplacements.

Être conscient des distances, c’est comprendre que sortir de la ligne centrale est affaire d’opportunité :

  • À courte distance, sortir de la ligne centrale est possible et souhaitable. Cela va passer par un déplacement.
  • Si vous êtes à moyenne distance (l’agresseur peut revenir sur vous sans trop d’effort), l’adversaire peut facilement s’adapter au changement d’angle.
  • À longue distance, il est préférable de fuir.

Se déplacer peut paraître une action tout à fait banale ! Pourtant en combat, les déplacements demandent une véritable maîtrise qui ne s’acquiert qu’avec la pratique. Esquiver un coup demande une finesse dans la lecture du combat. On peut même dire que c’est la quintessence de l’art que de savoir esquiver dans le temps (plutôt que d’encaisser, ou pire de subir).

Fluidité et rapidité sont les maîtres mots, et un mauvais déplacement au mauvais moment peut être catastrophique.

La compréhension et l’acquisition de ces concepts permet de se déplacer au bon moment (après une riposte, afin de mettre toutes les chances de son côté), de contourner la ligne centrale et de prendre la fuite.

Concrètement, cela implique donc de passe dans le dos de l’adversaire ou a minima sur son côté, afin de sortir de son axe et, en prime, de le repousser dans une direction opposée à la destination que l’on souhaite atteindre (c’est-à-dire la sortie).

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