Pourquoi se fier à son INSTINCT REPTILIEN [Self défense]

Pourquoi se fier à son INSTINCT REPTILIEN [Self défense]

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L’instinct reptilien (l’instinct de survie) n’a pas vraiment l’occasion de s’exprimer dans la vie de tous les jours, ou du moins n’y faisons-nous pas attention lorsqu’il se manifeste, interprétant ses occurrences de diverses manières : « Mauvais pressentiment », anxiété, etc… Nous ne prenons pas le temps d’analyser nos réactions, les mettant sur le compte d’une peur irrationnelle que nous nous sommes conditionnés à ignorer, mais celles-ci ont pourtant une utilité.

Faut-il se fier à son instinct dans la vie de tous les jours ? Voici quelques éléments de réponse.

L’instinct a-t-il sa place dans une société civilisée ?

La réponse est clairement positive, mais encore faut-il expliquer en quoi.

L’objectif de l’article n’étant pas de faire le procès de la société actuelle, force est toutefois de constater que la violence est loin d’avoir disparue de nos société moderne, et que tous les individus ne sont pas passé par la case « civilisation ». C’est une réalité à prendre en compte et faute de vivre dans une société utopique où tout un chacun pourrait vivre en totale harmonie avec ses pairs, l’instinct ne doit pas être renié. C’est une composante essentielle dès lors que le concept de survie entre en jeu, ce qui est malheureusement amené à se produire encore aujourd’hui (et de plus en plus souvent à mesure que la violence regagne du terrain).

Mais concrètement, comment se manifeste ce fameux instinct reptilien au quotidien ?

Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un ressenti profond face à une situation particulière, de danger en ce qui nous concerne, et qui nous fait agir dans un certains sens. Il se manifeste de façons diverses et variées selon les individus, dans des directions parfois diamétralement opposées (effet de sidération par exemple, là où d’autres personnes fonceront tête baissée vers la confrontation).

Nous ne sommes pas égaux à ce niveau, mais cette réaction première est inhibée plus ou moins rapidement par la réflexion, qui vient contredire ou non notre première impulsion.

Dans la rue, cela se manifeste par exemple par le fait de ne pas contourner un danger potentiel, comme un groupe d’individus patibulaires, malgré l’appréhension que nous ressentons. Certains pourraient estimer ce comportement irrationnel et, pire, en faire un sujet de plaisanterie, associant prudence à paranoïa. De tels individus sont a priori dépourvus d’instinct de survie, ou l’ont profondément refoulé sous la pression des proches, de peur de paraître eux-mêmes paranoïaques et s’exclure de leurs groupes sociaux. Ils ne détourneraient donc pas leur route dans l’exemple évoqué plus haut et seraient sans doute les premiers à s’étonner en cas de problème.

Lorsque l’on en vient à se dire « qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? » ou que « ça n’arrive qu’aux autres » en cas de danger potentiel apparent, c’est ce qui s’appelle vivre dans le monde des Bisounours !

spiderman avec ses sens d'araignée en alerte
SPOILER : Pas la peine d’être un super-héro pour rester à l’écoute de son instinct !

L’instinct n’est pas là par hasard

Nous parlons souvent d’instinct reptilien en référence au cerveau reptilien, ce qui correspond chez l’humain à une zone précise, le tronc cérébral, qui assure les besoins fondamentaux de la survie.

Le besoin de s’alimenter, de dormir, de se reproduire, sont des besoins fondamentaux ayant pour fonction d’assurer la continuité de l’organisme et de l’espèce dans son ensemble.

C’est le fruit de plusieurs millions d’années d’évolution, et parce que ces fonctions sont liés à ce cerveau « reptilien » et qu’elles sont intimement liées à la survie, nous faisons donc référence à un instinct reptilien, par analogie, qui assure lui aussi notre survie en conditionnant nos réactions face à certains stimuli, en l’occurrence le danger.

Profondément enfoui en nous sous l’effet de la civilisation, cet instinct s’est petit à petit mis en sommeil ; nous sommes considérablement moins aux aguets que ne pouvaient l’être nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, car les dangers de morts ont disparus en proportion.

Pour autant ce vestige de l’évolution ne pourra jamais être considéré comme obsolète, du moins tant que la notion de danger continuera de peser sur nos vies.

C’est pourquoi il est important de ne pas en ignorer les alertes ponctuelles, voire les tourner en dérision.

Le cerveau analyse une quantité faramineuse d’information chaque secondes et choisit de n’en porter à la conscience qu’une infime partie. Ce que nous appelons « pressentiment », « instinct », n’est finalement qu’une information traitée par le cerveau, que ce dernier a choisi ou non de reléguer à l’arrière-plan.

Incapable de mettre des mots sur ce sentiment d’alerte qui flotte en suspens aux limites de la conscience, nous sommes souvent tenté d’en ignorer la présence, que nous qualifions volontiers d’irrationnelle (car nous demeurons dans l’ignorance des causes et effets sous-jacents).

Pourquoi ne pas doubler ce vieillard au volant qui vous fait perdre une minute sur votre trajet, dans ce virage en apparence tranquille ?

Cet individu semble hargneux, mais ce n’est sans doute que parce qu’il vient de passer une mauvaise journée au travail… !

Les motifs de se convaincre de l’inexistence du danger sont légions, ce qui n’enlève rien à sa présence.

Plutôt que de prendre des risques inutiles, il est en général préférable d’écouter son instinct et de perdre une minute sur son trajet en voiture, ou de changer de trottoir. Une décision simple à prendre, sans inconvénient particulier si ce n’est de se sentir ridicule l’espace d’une seconde, mais qui peut parfois faire la différence entre la vie et la mort.



Fonctionnement du cerveau reptilien en situation de stress: https://www.paramedicalsaintsavin.fr/uploads/2017/08/Les_3_cerveaux_et_le_stress.pdf

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